Randonnée du 20-10-2020

1793 : “L’année terrible” (Victor Hugo)
2020 : l’année pas terrible, une rando sans train.
Nous étions neufs et plein d’entrain en ce matin vendéen du 11 octobre. Initialement, il s’agissait d’une journée de retrouvailles après le confinement puis la pause de l’été. Or nous n’étions que 9 inscrits au départ pour la rando du matin et que 7 pour la sortie en train touristique l’après-midi. Aussi, nous avons dû abandonner la sortie train et l’avons remplacée par une seconde rando plus courte. Mais ce n’est que partie remise ! Nous reviendrons à la fin du prochain printemps.   

Un train peut en cacher un autre 

Les deux randos proposées ont cependant été réalisées, la plus longue le matin (8km et 200 m cumulés de dénivelée), la plus courte l’après-midi (4 km et 50m). Le ciel était un peu pluvieux au départ, il s’est amélioré peu à peu jusqu’à nous ensoleiller pour le pique-nique au bord de l’eau vers 13 heures passées.  

Les deux parcours se sont révélés magnifiques : de belles échappées sur les prairies qui bordent la Sèvre Nantaise, une rivière parsemée de rochers et bordée de belles et anciennes bâtisses. Un pont gallo-romain nous a même permis de franchir la rivière au retour. Nous avons aussi découvert un ancien moulin à restaurer : il reste les roues mais elles ne tournent plus.   

Nous avons également randonné autour du viaduc ferroviaire que nous aurions dû emprunter lors de notre voyage en autorail. Toutefois, nous avons eu l’agréable surprise de voir le train du matin y passer puis s’y arrêter à l’heure du déjeuner. L’occasion de belles photos où l’on découvre deux voitures restaurants issus de trains aussi prestigieux que celui de l’orient Express ! Par contre, pour cause de révision décennale, la locomotive vapeur habituelle a été remplacée par un simple tracteur diesel.  

Une marche pleine d’entrain sur la voie pavée 

Oh train, suspend ton vol 

Le trajet est apparu plus rude que prévu avec montées et descentes un peu raides parfois le long de collines dominant les berges. On a quand même survécu aux 200 m, puis 50 m de dénivelé annoncés.   

Des images sur le parcours nous ont rappelé Victor Hugo et son roman “1793, l’année terrible” : les colonnes infernales sont passées par les chemins que nous avons empruntés et le meunier du moulin à restaurer est parti avec sa famille pour la virée de Galerne ; seul son fils en est revenu. Nous étions bien en Vendée.