Visites de sites

À l’invitation de Sciences Po Alumni, que nous remercions vivement ici, nous avons eu à Nantes l’occasion de visiter la soufflerie climatique Jules Verne du CSTB le vendredi 14 juin après-midi, puis le chantier de la gare de Nantes le jeudi 20 en début de soirée (de l’ordre d’une quinzaine de participants à chaque fois).

La soufflerie climatique Jules Verne

Étudier le comportement d’un pont à grande portée ou d’une tour élancée par grand vent, d’une pergola sous une pluie battante ou encore d’un train lancé à grande vitesse… Tester le bon fonctionnement de prototypes automobiles en motorisation thermique, hybride ou tout électrique circulant par temps de neige ou du matériel militaire soumis à une chaleur saharienne. Ce sont là des exemples d’études réalisées par les experts du CSTB dans la soufflerie climatique Jules Verne à Nantes. Modernisée et agrandie pour répondre aux enjeux émergents, la soufflerie Jules Verne est aujourd’hui une infrastructure de recherche unique au monde.

à l’entrée de la première veine de la soufflerie, après les turbines
à la sortie de la première veine avant les aubades

Sur plus de 6 000 m², celle-ci permet de simuler et d’analyser le comportement d’ouvrages ou de systèmes jusqu’à la vraie grandeur face aux événements climatiques parfois extrêmes. Le développement de la synergie entre les modélisations physiques et numériques est proposé pour offrir un cadre optimisé de la réponse aux problèmes posés et leur meilleure compréhension. L’équipe de la soufflerie accompagne ainsi les professionnels dans l’amélioration de la conception de leurs produits, selon les conditions météorologiques auxquelles ils sont soumis et ceci dans des espaces de travail agrandis et adaptés au confort des équipes.

Le chantier de la gare

Sous la maîtrise d’ouvrage de SNCF Mobilités – Gares & Connexions, le projet consiste en la réhabilitation des gares Nord et Sud, et en la construction d’une passerelle mezzanine située au-dessus des voies, liaison entre le Nord et le Sud de la ville.

Briefing de la visite, devant le début de la mezzanine.

Après un an de travaux, la structure arborescente de l’architecte Rudy Ricciotti s’élève. Elle totalise 18 piliers en forme d’arbres. Ces derniers prennent leurs racines sous les quais, 12 pieux de 25 mètres de profondeur par pile. Vers le haut, à 11 mètres au-dessus des voies ferrées, la mezzanine mesure 160 mètres de long et 27 de large, son faîtage s’élève jusqu’à 18 mètres de hauteur.

le haut d’un des 18 arbres qui porte la structure

Les premières parois en verre ont été posées en septembre 2018. Les travaux se poursuivent en 2019 avec la charpente et les aménagements intérieurs. La mezzanine de la gare devrait accueillir 15 commerces dont un restaurant.

la mezzanine en construction

Parallèlement les bâtiments Nord et Sud sont réhabilités ainsi que leurs parvis, le Nord dédié aux modes doux de transport et le Sud aux voitures et autobus.

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